Le 119
Urgences médicales et pompiers, un seul numéro. Un service en anglais existe. Dites l’adresse, l’interprète prend le relais dès qu’il est joignable.
La Corée du Sud est une péninsule entre la Chine et le Japon, grande comme un cinquième de la France, avec 52 millions d’habitants — dont la moitié dans la région de Séoul. Le pays est divisé depuis 1953 : le Nord est fermé, on n’y va pas, et cela ne se voit ni ne se sent dans la vie quotidienne à Séoul.
La langue est le coréen, écrite avec un alphabet propre, le hangeul, qui se lit en une heure. Cette page vous l’apprend — cela change tout pour lire un menu ou une station de métro. L’anglais est compris dans les hôpitaux, les grands hôtels et le métro ; le français, presque nulle part.
Vous le verrez partout. Il ne représente pas un roi ni une bataille : il représente l’équilibre.
Dans cet ordre, parce que chacune ouvre la suivante. Nous ferons les démarches ensemble ; savoir pourquoi on les fait rend tout plus simple.
Retirez un peu de won au distributeur (les cartes françaises passent aux DAB des grandes banques — Shinhan, KB, Woori). Achetez une carte SIM ou une eSIM au comptoir des opérateurs (SK, KT, LG U+) — sans numéro coréen, rien ne marche : ni la banque, ni la livraison, ni la plupart des applications.
Une carte de transport rechargeable, en vente dans tous les convenience stores (CU, GS25, 7-Eleven). Elle paie le métro, le bus, le taxi. Rechargez-la en espèces à la caisse.
Une carte française ne passe pas partout — surtout dans les petits restaurants, les marchés, certains distributeurs. Ayez toujours un peu d’espèces. Les grandes enseignes et le métro acceptent Visa/Mastercard.
Google Maps est incomplet en Corée — pas d’itinéraire à pied ni en voiture. Installez Naver Map ou Kakao Map (les deux ont une interface en anglais). Pour les taxis, Kakao T.
Au-delà de 90 jours, elle est obligatoire : rendez-vous au bureau de l’immigration. L’interprète vous accompagne. Il faut le passeport, une photo, le certificat de l’établissement d’accueil.
Il ouvre la porte aux virements de la bourse et aux paiements par application. Prévoir l’ARC, le passeport, et le contrat de formation. Nous irons ensemble.
La cuisine coréenne est excellente, abondante et bon marché. Ce qui déroute au début, ce n’est pas le goût : ce sont les usages. Sept mots pour comprendre ce qui se passe autour de la table.
| 반찬 | banchan | les petits plats d’accompagnement — gratuits et resservis, il suffit de demander |
| 물 | mul | l’eau — en libre-service, souvent dans un frigo ; on se sert soi-même |
| 벨 | bel | la sonnette sur la table — on l’appuie pour appeler ; personne ne viendra sinon |
| 돼지고기 | dwaejigogi | le porc — présent dans beaucoup de plats sans être annoncé (bouillons, kimchi jjigae, raviolis) |
| 안 매워요 | an maewoyo | « pas épicé » — à dire au moment de commander ; le niveau coréen surprend |
| 1인분 | il-inbun | « une portion » — les barbecues exigent souvent deux portions minimum |
| 계산이요 | gyesan-iyo | « l’addition » — on paie à la caisse en sortant, pas à table |
Vous êtes des professionnels de santé — mais dans un système que vous ne connaissez pas. Quatre repères.
Urgences médicales et pompiers, un seul numéro. Un service en anglais existe. Dites l’adresse, l’interprète prend le relais dès qu’il est joignable.
Enseigne verte, souvent une croix. Beaucoup de médicaments courants sont en vente libre ; apportez la boîte du médicament français, le pharmacien reconnaît la molécule.
Votre assurance voyage doit couvrir l’hospitalisation. Gardez la carte et le numéro d’urgence de l’assureur sur vous.
Vous y avez un badge, une blouse et un référent. En cas de problème de santé pendant la formation, c’est le premier endroit où aller — dites-le à l’interprète.
Pas une liste : trois demi-journées, choisies pour montrer trois visages de la ville. On peut les faire toutes en métro.
Un après-midi. Le palais principal de la dynastie Joseon, la relève de la garde, puis les ruelles de maisons traditionnelles (hanok) et la rue des galeries et des salons de thé.
Une fin de journée. Les Séouliens y pique-niquent, y font du vélo. Le pont de Banpo s’illumine à la tombée de la nuit.
Un matin. On monte à pied ou en téléphérique. De là-haut, on comprend la taille de la ville.
En Corée, l’âge organise la parole. On s’adresse aux aînés et aux supérieurs avec des formes polies — l’interprète le fera pour vous, mais un léger salut de la tête à la rencontre est toujours bien reçu.
On donne et on reçoit — une carte de visite, un verre, un cadeau — à deux mains, ou la main droite soutenue par la gauche.
On les retire en entrant dans une maison, dans certains restaurants traditionnels, dans les temples. Des chaussettes propres sont un vrai sujet.
Les collègues invitent souvent à dîner après le travail. C’est là que les liens se font. Si vous ne buvez pas d’alcool, dites-le simplement dès le début — « je ne bois pas » est compris et respecté ; on vous servira du soda dans le même geste.
On ne téléphone pas dans le métro. On parle bas. Ce n’est pas de la froideur.